Nous sommes en interaction avec le monde extérieur à partir de notre conscient. Il est la partie de nous qui a conscience d’exister, c’est-à-dire à partir du moment où nous pouvons dire : « J’ai conscience de moi ». Le conscient est délimité par la frontière de l’inconnu. Il contient en lui, le moi égotique et la persona et son opposé est l’inconscient.
Le moi égotique ou le moi conscient est le centre du champ de la conscience mais pas de la personnalité totale (qui est le conscient et l’inconscient). Il est constitué d’un mélange de sensations, de perceptions, d’intuitions, d’affects de pensées et de souvenirs. Il se manifeste en nous à travers les différents rôles que nous sommes amenés à jouer et en fonction du type psychologique de l’individu. Empirique, le moi égotique a un fonctionnement unilatéral. Il recherche la stabilité, la sécurité et pour cela à garder le contrôle. L’intégration et l’assimilation progressive au moi, de certains contenus inconscients, nous mènent à une conscience plus élargie. Notre moi conscient se modifie et s’achève par une relation différencier au monde. Son opposé est le Soi.
La persona est un dispositif d’adaptation au monde. Grâce à elle, nous pouvons jouer son rôle et rentrer en relation avec autrui. Nous construisons cette apparence dès l’enfance en privilégiant les aspects de notre caractère qui nous semblent nécessaires à notre intégration dans l’organisation sociale. « La Persona est un masque qui simule l’individualité, qui fait croire aux autres et à soi-même qu’on est individuel, alors que ce n’est qu’un rôle joué ». Dialectique du Moi et de l’Inconscient
Elle ne peut, à elle seule, résoudre le conflit avec nous-même, c’est pourquoi Jung l’a qualifié « d’illusion » de la véritable individualité. Dans la cure analytique, il est indispensable d’aller vers la dissolution de l’identification du moi à la persona. C’est à cette condition que notre être profond peut faire surface. Dans son livre « L’homme à la découverte de son âme », Jung écrit sur la persona : « Masque qui simule l’individualité et fait croire aux autres et à soi-même qu’on est individuel, alors qu’on assume simplement un rôle par lequel s’exprime la psyché collective ». Son opposé est l’ombre.